Aide-mémoire : Utiliser WordPress en tant que CMS

Sommaire

Introduction

À qui s’adresse cet aide-mémoire ?

Cet aide-mémoire me sert à développer plus vite des sites Web basés sur WordPress 3.0, sans pour autant griller des étapes. Mais il s’agit aussi d’un quasi-tutoriel qui « mettra en selle » un webmaster qui débute en allant à l’essentiel.

Pourquoi un CMS ?

La création d’une page Web demande des connaissances techniques qui ne sont pas maîtrisées par la plupart des propriétaires de sites Internet. Le webmaster peut créer depuis zéro toutes les pages qu’il faut pour le site de son client, le site est alors dit « statique » et le client est dépendant du webmaster pour changer la moindre virgule. Il est aussi possible de développer, à grand renfort de programmation, des interfaces d’administration pour permettre au client de manipuler lui-même les éléments de son site Internet, mais il s’agit alors de projets longs et coûteux à la portée de juste les plus grandes entreprises. Les CMS résolvent ce problème. Ces logiciels fournissent des interfaces d’administration « préfabriquées » pour des sites Internet, avec une gestion intégrée et solide des droits des utilisateurs. La partie technique du travail de création d’un site Internet se fait alors en deux temps : il faut d’abord configurer le CMS, il faut ensuite développer un « thème » sur mesure, c’est-à-dire des modèles de pages Web, afin de rendre l’apparence du site unique.

Pourquoi WordPress ?

WordPress est un moteur de blogs qui devient petit à petit un CMS plus général. La souplesse de son mécanisme de thèmes le rend en effet extensible et adaptable, au prix d’un peu de programmation en PHP. L’ergonomie de son interface d’administration est moderne. Avec ce CMS, le webmaster développe des sites sur mesure, et l’utilisateur bénéficie d’un outil particulièrement ergonomique. WordPress est un CMS libre qui peut donc être utilisé gratuitement.

Attention toutefois à une lacune de WordPress en tant que CMS : la gestion automatisée des médias n’est pas débrayable, il n’est donc pas possible de classer manuellement les ressources (images, PDF, etc.) dans des dossiers.

Installations préalables

Consultez au besoin la procédure d’installation (pour Windows) des logiciels nécessaires et du serveur Web local.

Un webmaster travaillant sous Linux utilisera les paquets par défaut de son système, ou encore Xampp Server.

Blog Web log. Journal sur Internet.
CMS Content Management System, ou système de gestion de contenu. Un CMS est un logiciel qui sert d’infrastructure pour créer des sites Web ; un CMS est lui-même un site Web.
WordPress WordPress est un CMS, fait en PHP, il s’appuie sur le serveur de bases de données MySQL. WordPress est un logiciel libre.

I – Installation de WordPress

Une base de données (vide) doit être créée et qui sera ensuite utilisée par WordPress :

  1. Cliquer sur la demi-lune de WampServer et lancer PhpMyAdmin. Cela ouvre la page Web d’une instance locale de PhpMyAdmin.
  2. Créer une nouvelle base de données dont le nom est « monsitewordpress ».

Voici maintenant la procédure pour installer une instance de WordPress :

  • dézipper WordPress dans le sous-dossier « c:\wamp\www\monsitewordpress\ » ;
  • vérifier que WampServer est actif ;
  • depuis un navigateur, accéder à la page « http://localhost/monsitewordpress/ » ;
  • accepter la tentative de création automatique de la configuration, puis suivre la procédure d’installation. Pour les informations de connexion à la base de données, utiliser le serveur « localhost », la base « monsitewordpress », le login « root », laisser le mot de passe vide.

II – Administration de WordPress

L’interface d’administration de WordPress est accessible depuis la page « http://localhost/monsitewordpress/wp-admin/ ». Se connecter avec l’identifiant (« admin » par défaut) et le mot de passe saisis lors de la procédure d’installation de WordPress.

Configurations préliminaires

Dans le menu « Réglages → Général », saisir un slogan (le sous-titre du site) et choisir le fuseau horaire, puis enregistrer.

Dans le menu « Réglages → Écriture », cocher : « WordPress doit automatiquement corriger les balises XHTML non valides », puis enregistrer.

Dans le menu « Réglages → Discussion », décocher : « Activer les commentaires imbriqués », puis enregistrer.

Dans le menu « Réglages → Médias », choisir une « Taille moyenne » (par exemple 200×300 pixels) et une « Grande taille » (par exemple 450×600 pixels), ou bien, pour désactiver le redimensionnement automatique des images, saisir des dimensions inaccessibles (10000×10000). Dans le champ « Stocker les fichiers envoyés dans ce dossier », saisir par exemple la valeur : wp-medias. Selon le besoin du client, décliquer ou non le champ « Organiser mes fichiers envoyés dans des dossiers mensuels et annuels ». Puis enregistrer.

La page d’accueil du site

La page d’accueil d’un site WordPress affiche par défaut les derniers articles publiés. Dans le cadre d’une utilisation de WordPress en tant que CMS, je recommande de remplacer cette gestion par défaut par l’utilisation d’une page autonome. Profitons-en pour réutiliser la page « À propos » livrée d’office avec WordPress.

  1. Dans le menu « Pages → Pages », au niveau de l’article « À propos », cliquer sur « Modifier ».
  2. Changer le titre en « Accueil ». Modifier le permalien en « accueil ». Et remplacer le corps de la page par un texte d’accueil.
  3. Décliquer « Autoriser les commentaires » et « Autoriser les rétroliens et pings sur cette page ».
  4. Cliquer ensuite sur le bouton « Mettre à jour ».

Puis, depuis le menu « Réglages → Lecture », concernant la page d’accueil, choisir « Une page statique » et sélectionner notre page « Accueil » dans le champ « Page d’accueil ». Enregistrer.

Nota. – Il est possible de spécifier une « page des articles » dans lequel WordPress reproduira le comportement de la page d’accueil.

Les rubriques du site : les catégories

WordPress est d’abord un moteur de blogs. Il n’est pas conçu à l’origine pour créer des rubriques. Mais en détournant son système de catégorisation, nous pouvons reproduire le fonctionnement voulu.

Ouvrir la gestion des catégories : « Articles → Catégories ». Les catégories existantes sont listées sur la droite, le panneau d’ajout de nouvelles catégories est sur la gauche. Je recommande de laisser telle qu’elle la catégorie par défaut « Non classé ». Pour chaque rubrique du site, ajouter une catégorie : saisir le nom, choisir éventuellement un parent et cliquer sur le bouton « Ajouter une catégorie ». Un identifiant est généré automatiquement à partir du nom, il servira à construire les URLs.

Par la suite, chaque article devra être affecté à une et une seule catégorie. Remarquons au passage que seuls les « articles » peuvent être placés dans les catégories. Les « pages » sont, pour WordPress, un type de contenu à part.

Nota. – L’utilisation de WordPress comme CMS demande un peu de programmation. C’est en effet avec du code en PHP, au sein du thème, que sont configurés, pour chaque rubrique, des points aussi cruciaux que l’affichage des champs associés aux articles ou encore l’ordonnancement des articles.

Les rubriques du site : le menu principal

Tant qu’aucun menu n’est créé, le menu principal liste par défaut les pages autonomes du site. Ce comportement par défaut ne nous intéresse pas. Créons donc un menu principal.

  1. Ouvrir l’administration des menus : « Apparence → Menus ».
  2. Créer un menu nommé « Menu principal ».
  3. Dans la boîte des pages, sélectionner la page d’accueil et cliquer sur le bouton « Ajouter au menu ».
  4. Dans la boîte des catégories, cliquer sur « Afficher tout », puis sélectionner toutes les catégories à l’exception de celle par défaut « Non classé », puis cliquer sur le bouton « Ajouter au menu ».
  5. Réordonner au besoin le menu par glisser/déplacer. Une éventuelle hiérarchie dans le menu se définit de même par glisser/déplacer.
  6. Cliquer sur le bouton « Enregistrer le menu ».

Le menu principal liste désormais les rubriques du site.

La réécriture des URLs

La « réécriture d’URLs » est le mécanisme du serveur Apache qui permet d’avoir des adresses de pages Web plus lisibles. Cela permet entre autres d’améliorer le référencement du site dans les moteurs de recherche. Voici comment l’activer :

  1. Dans le menu « Réglages → Permaliens » :
    • Structure personnalisée : /articles/%category%/%postname% ;
    • Préfixe des catégories : rubriques ;
    • Préfixe des mot-clefs : marqueurs.
  2. Enregistrer. Un fichier « .htaccess » est automatiquement généré. Si le dossier du site n’est pas accessible par Apache en écriture, WordPress décrit comment faire l’opération manuellement.
  3. Vérifier le bon fonctionnement sur la partie publique du site.

La gestion des utilisateurs

Il est plus propre de créer un compte utilisateur séparé de celui de l’administrateur pour l’interface d’administration de WordPress. Le responsable du contenu du site, en temps normal, n’a pas besoin d’avoir accès aux mêmes opérations que le développeur du site. On lui évitera des fausses manipulations en lui créant un compte dédié :

  1. Menu « Utilisateurs → Ajouter ».
  2. Renseigner les champs et attribuer le rôle « Éditeur ».
  3. Cliquer sur le bouton « Ajouter un utilisateur ».

Je suggère de lui attribuer sans attendre la gestion de la page d’accueil : ouvrir « Pages → Pages » et au niveau de la page d’accueil cliquer sur « Modifier ». En bas du panneau d’édition, sélectionner le nouveau compte utilisateur dans le champ « Auteur », puis cliquer sur le bouton « Mettre à jour ».

Durant la création du site, tous les articles devraient ensuite être ajoutés depuis (ou affectés à) cet utilisateur.

Le contenu : la gestion des articles, des médias, et des pages autonomes

Le webmaster doit maîtriser la gestion des articles et celle des médias (images et fichiers PDF) afin d’ajouter le contenu initial du site qu’il crée. Une fois le site déployé, le client ajoutera lui-même son contenu, et il faudra pour cela le former (voir aussi l’annexe A).

Certaines pages du site font l’objet d’un affichage à part, en dehors des rubriques du site. Il s’agit le plus souvent de la page d’accueil, la page de contact, la page éventuelle du webmaster. Un mécanisme dédié est fourni pour ce type de contenu : avec WordPress, les « pages » autonomes sont un type de contenu distinct des « articles ».

Le panneau latéral et le pied de page : les widgets

Avec WordPress, remplir le panneau latéral ou le pied de page se fait simplement par glisser/déplacer depuis le menu « Apparence → Widgets ».

Créons le contenu du pied de page. Depuis le panneau « Apparence → Widgets », déplier la « 1ère zone de pied de page ». Faire glisser le widget « Texte » jusqu’à cette zone. Laisser le titre vide. Dans le corps du widget de texte, saisir le contenu du pied de page. Ce contenu est en HTML. Attention : les liens ne doivent pas être donnés en position relative ici.

L’ajout d’extensions

Une méthode simple, pour ajouter des extensions, est de le faire manuellement :

  1. Depuis un gestionnaire de fichiers, décompresser le dossier de l’extension dans le dossier « c:\wamp\www\monsitewordpress\wp-content\plugins\ ».
  2. Depuis l’interface d’administration de WordPress, ouvrir le panneau « Extensions → Extensions ». L’extension ajoutée apparaît automatiquement dans la liste, elle est en revanche désactivée par défaut. Il suffit alors de l’activer.

Nota. – Il faudra ajouter un plug-in pour sauvegarder la base de données (WP-DB-Backup par exemple). Et pour créer un site multilingue, je recommande l’extension WPML.

III – Création d’un thème WordPress

Notions générales

Le design d’un site demande un travail sur-mesure de la part du créateur de site Internet. Avec WordPress, les fichiers techniques s’occupant de l’apparence sont regroupés dans le « theme ». La conception d’un thème WordPress requiert de solides connaissances en XHTML et en CSS, ainsi que des notions de JavaScript. Une certaine aisance en PHP devra aussi être acquise. Le novice en ces matières est invité à consulter ce document.

Il importe de bien faire la différence entre les traitements s’effectuant côté serveur et ceux s’effectuant côté client. Le serveur, c’est le serveur Web Apache qui crée la page Web à partir de diverses ressources (fichiers HTML, programmes PHP et base de données MySQL). Le langage de programmation PHP s’exécute donc côté serveur. Par opposition, les documents XHTML, les feuilles de styles CSS et les scripts en JavaScript sont traités côté client par le navigateur Web. Le « client », en langage technique, c’est le navigateur.

HTML, XHTML (XML) HyperText Markup Language. HTML et XHTML sont semblables, le second héritant du XML une plus grande rigueur. Ce n’est pas un langage de programmation, c’est en revanche le « langage à balises » dans lequel sont écrites les pages Web. Les logiciels capables d’afficher les documents HTML sont les navigateurs Web.
CSS Cascading StyleSheets. Ce sont les feuilles de styles utilisées par les documents HTML.
JavaScript JavaScript est un langage de programmation qui s’exécute sur le navigateur. Les scripts JavaScript sont incorporés dans le HTML ou réunis dans des fichiers dédiés.

Créer un thème

Pour apprendre à créer un thème WordPress, je suggère au lecteur de suivre le tutoriel Créez votre thème WordPress de A à Z du blog fran6art.

Je vous suggère aussi l’utilisation du CmsTheme, un thème neutre fait pour une utilisation de WordPress en tant que CMS.

Le travail de développement du thème commence ici.

Bonnes pratiques

En Afrique, de nombreux internautes naviguent avec le navigateur Internet Explorer 6 sur de vieux écrans dont la résolution est en 800×600. Il importe donc de s’assurer que le thème s’affiche lisiblement sur cette résolution et ce navigateur. Il faut en outre estimer la largeur maximum des images incluses dans les articles pour un affichage correct avec cette résolution, et l’indiquer ensuite au responsable du contenu.

Mieux vaut définir aussi une largeur maximale afin que le site reste lisible sur les écrans les plus grands.

Le contenu devrait être le plus sémantique possible. Cela nécessite une bonne séparation du fond (le contenu en XHTML) et de la forme (la présentation en CSS). L’ancienne façon de positionner les éléments d’une page avec des tableaux devrait être abandonnée au profit d’un positionnement en CSS. Un contenu sémantique améliore le référencement, l’accessibilité, la transposition sur divers supports, la pérennité du contenu. De plus, un code sémantique est plus compréhensible, il simplifie donc la maintenance future.

IV – Enregistrement du nom de domaine et hébergement

Un site Internet a un nom de domaine (du type « LeNomDuSite.com ») qui est réservé auprès d’un registar (bureau d’enregistrement). La réservation est temporaire mais indéfiniment renouvelable. Par contre il faut y penser avant terme car, lorsque le nom de domaine n’est plus réservé, il peut être pris (puis indéfiniment renouvelé) par n’importe qui. Le « www » est un sous-domaine créé par l’hébergeur.

Une bonne pratique : le nom de domaine doit être enregistré au nom du client ! De la même manière qu’une voiture n’est pas immatriculée au nom du concessionnaire…

Les fichiers qui composent un site Internet sont hébergés par un hébergeur. C’est une entreprise qui dispose d’ordinateurs (dits « serveurs ») connectés à Internet en permanence, et qui loue des espaces sur ces ordinateurs. Les fichiers et données du site Internet sont donc physiquement sur un espace loué dans l’un des ordinateurs de l’hébergeur. L’accès aux fichiers techniques du site Web se fait par le protocole FTP, il faut donc un logiciel « client FTP » (FileZilla par exemple) pour les déployer, les mettre à jour ou les récupérer. L’hébergeur doit aussi fournir une base de données MySQL.

V – Déploiement

Le déploiement se fait en plusieurs étapes :

  1. Depuis un gestionnaire de fichiers, dupliquer le dossier où WordPress est installé. La copie sera la version mise en ligne. Positionnons-nous dedans.
  2. Éditer le fichier « wp-config.php » et remplacer les valeurs des constantes par celles données par l’hébergeur :
    • « DB_NAME » : le nom de la base de données MySQL.
    • « DB_USER » : le login (nom d’utilisateur) utilisé pour accéder à la base MySQL ;
    • « DB_PASSWORD » : le mot de passe pour accéder à la base MySQL ;
    • « DB_HOST » : le nom du serveur MySQL de l’hébergeur ;
  3. Si la réécriture d’URL de WordPress est activée, alors éditer le fichier « .htaccess ». Se reporter à la ligne contenant « RewriteBase » et la changer en « RewriteBase / ». Notre copie du dossier WordPress est à présent prête à être mise en ligne.
  4. Depuis le PhpMyAdmin installé par WampServer sur le poste du webmaster, faire une sauvegarde (aussi appelée « export », « dump » ou « backup ») de la base de données MySQL locale utilisée par WordPress.
  5. Depuis le PhpMyAdmin de l’hébergeur, restaurer la base de données MySQL dont la sauvegarde vient d’être faite.
  6. WordPress stocke dans sa base les URLs complètes des pages, il faut donc les modifier. Toujours depuis le PhpMyAdmin de l’hébergeur, exécuter les trois requêtes SQL suivantes (en remplaçant par la vôtre l’URL donnée ici en exemple) :
    update wp_options set option_value = replace(option_value, 'http://localhost/monsitewordpress', 'http://www.nom-du-site.com') where option_name = 'home' or option_name = 'siteurl';
    update wp_posts set guid = replace(guid, 'http://localhost/monsitewordpress', 'http://www.nom-du-site.com');
    update wp_posts set post_content = replace(post_content, 'http://localhost/monsitewordpress', 'http://www.nom-du-site.com');

    La base de données est désormais déployée.

  7. Ouvrir le logiciel FileZilla. Depuis FileZilla, ouvrir une connexion FTP au serveur de l’hébergeur. Vérifier que l’option qui force l’affichage des fichiers cachés est activée (cf menu « Serveur »). Puis, transférer l’intégralité du contenu du dossier WordPress préalablement préparé à la mise en ligne.
  8. Depuis un navigateur, tester le site Web déployé.

VI – Sensibilisation du propriétaire du site Web

Le webmaster sensibilisera son client sur plusieurs points :

  • le Web est un média d’information avec ses us et coutumes ;
  • la fréquentation du site dépend, avec beaucoup d’inertie, du contenu ;
  • il importe de conserver en permanence une sauvegarde à jour du site.

Us et coutumes du Web

Un bon site Web est un site qui fournit des informations utiles à l’internaute. Des informations utiles sont des informations récentes, pertinentes, gratuites.

Le responsable du contenu doit faire de son mieux afin de ne pas modifier les adresses des pages et des autres ressources du site. Le propre du Web, ce sont les hyperliens. D’autres sites peuvent publier des liens pointant vers des pages de notre site. Si l’adresse d’une page change ou si son contenu est périodiquement écrasé, alors ces liens externes se périment. Respecter l’esprit du Web, cela demande de créer des liens permanents qui restent le plus stables possible.

Je recommande d’éviter les « pages en construction », elles agacent et découragent les internautes. Tant qu’un article ou une rubrique n’est pas prêt, gardons-le simplement hors ligne (à l’état de brouillon).

La fréquentation du site

Des outils de statistiques fournis par l’hébergeur, ou encore Google Analytics, donnent au propriétaire du site des informations sur la fréquentation de son site.

On améliore la fréquentation du site avec, par exemple :

  • un bon référencement dans les moteurs de recherche ;
  • la diffusion sur tout support (y compris sur prospectus papier, à l’ancienne) de l’adresse du site ;
  • une lettre d’information (« newsletter ») envoyée à intervalle fixe par e-mail ;
  • des publicités Google AdSense.

Le référencement est le fait que le site soit bien ou mal positionné dans les résultats des moteurs de recherche de, principalement, Google, et, dans une moindre mesure, Bing (Microsoft) et Yahoo!. Le référencement peut s’améliorer à force d’efforts et de patience. Les algorithmes des moteurs de recherche sont gardés secrets. Mais on se doute qu’ils dépendent, entre autres, de :

  • le nombre de liens vers des pages de notre site depuis d’autres sites bien référencés ;
  • la quantité de contenu total ;
  • la fréquence des ajouts de contenu ;
  • les mots dans le nom de domaine, les titres et les URLs des pages, ainsi peut-être que les mot-clés des meta-informations ;
  • la rareté des URL périmées : mieux vaut éviter de déplacer ou supprimer des pages ;
  • l’inscription dans des annuaires de sites Web (notamment dmoz.org) ;
  • peut-être aussi si les internautes qui font des recherches sur le moteur de recherche cliquent et ne reviennent pas la seconde suivante pour suivre un autre lien.

Remarquons que tout ceci revient en premier lieu à fournir du contenu de qualité.

La sauvegarde du site

Un site Internet est composé des fichiers techniques du site (ceux de WordPress, des extensions, du thème) et du contenu (le texte, les images et autres médias). Les fichiers techniques peuvent se corrompre ou le contenu se perdre à cause d’une attaque, d’un problème chez l’hébergeur, d’un bug du logiciel WordPress ou de l’une de ses extensions, d’une fausse manipulation du webmaster ou du client. Afin de conserver la capacité de restaurer le site, il faut sauvegarder le tout.

Le propriétaire du site devrait récupérer l’ensemble des fichiers techniques de son site après chaque modification, sous la forme d’un fichier compressé par exemple. Pensez à lui fournir ce fichier compressé à chaque fois que vous intervenez sur son site.

Ensuite, le contenu : tout le contenu textuel des pages Web est stocké dans la base de données. Le plus sage est d’inciter le responsable du contenu à sauvegarder la base de données après chaque ajout d’article. WordPress ne propose pas en standard de fonctionnalité de sauvegarde, un plug-in spécifique devra donc être installé (WP-DB-Backup par exemple). Le responsable du contenu devra aussi sauvegarder le contenu non textuel : une copie des images et autres médias utilisés dans les articles doit être faite manuellement dans un dossier local (créé sur son ordinateur) dédié aux sauvegardes, au fur et à mesure des uploads.

Annexe A – Gestion du contenu avec WordPress

Se connecter à l’interface d’administration de WordPress

Pour se connecter à l’interface d’administration de WordPress, il faut :

  1. charger la page http://www.nom-du-site.com/wp-admin/ ;
  2. se connecter avec l’identifiant et le mot de passe de votre compte utilisateur.

Les rubriques du site

Les rubriques du site sont appuyées sur le système des catégories de WordPress (dans l’interface d’administration, menu Articles → Catégories).

Pour un fonctionnement cohérent du site, attention à ne jamais mettre un même article dans plusieurs catégories.

Le contenu

Le contenu du site est essentiellement composé d’articles et de médias (les fichiers images ou PDF utilisés dans les articles).

Pour modifier un article déjà présent sur le site :

  1. interface d’administration, menu Articles → Articles ;
  2. choisir un filtre par catégorie et cliquer sur « Filtrer » ;
  3. survoler l’article voulu puis cliquer sur « Modifier » ;
  4. lorsque la modification est faite, cliquer sur le bouton « Mettre à jour ».

Pour ajouter un nouvel article :

  1. Avec un traitement de texte, écrire l’article. Avec un logiciel adéquat, redimensionner les images (photos).
  2. Depuis l’interface d’administration de WordPress, ouvrir Articles → Ajouter.
  3. Dans l’éditeur du corps de l’article, afficher au besoin les options avancées au moyen du bouton dédié : Bouton « Afficher/cacher les options avancées ».
  4. Donner le titre, sélectionner la catégorie (il faut en choisir une et une seule), puis copier le contenu de l’article depuis le traitement de texte, et le coller dans le corps de l’article à l’aide de l’un des boutons de l’éditeur d’article : Boutons pour coller du texte depuis un traitement de texte. Saisir aussi des mot-clefs, cela donne à divers plug-ins de WordPress l’opportunité de relier des articles par thématiques.
  5. Cliquer sur « Publier » pour mettre l’article en ligne, ou « Enregistrer le brouillon » pour conserver l’article sans le rendre visible sur le site. Ensuite, il est possible à tout moment de changer l’état de « brouillon » vers « publié » ou l’inverse.
  6. Vérifier sur le site que l’article s’affiche correctement et au bon endroit.

Pour ajouter une image (photographie) dans l’article :

  1. Avant toute chose, l’image doit être redimmensionnée au moyen d’un logiciel adéquat. Utiliser comme largeur maximum celle spécifiée par votre webmaster, c’est la taille qui permet de bien s’afficher même sur les petits écrans des vieux ordinateurs. Le poids ne devrait pas dépasser 150 Ko.
  2. Depuis l’éditeur d’article de WordPress, cliquer sur le premier des quatre boutons d’ajout de médias au-dessus du corps de l’article : Boutons d'ajout des médias.
  3. Cliquer éventuellement sur le lien « méthode du navigateur ». Choisir le fichier image localement présent sur l’ordinateur. Puis cliquer sur le bouton « Envoyer ».
  4. Depuis l’écran des propriétés de l’image qui s’affiche, renseigner le champ « Titre » (l’info-bulle) en bon français, recopier ce titre dans le champ « Texte alternatif », choisir un alignement, choisir la « Taille originale » et cliquer sur le bouton « Insérer dans l'article ».
  5. Enregistrer la modification de l’article.

Il est possible de gérer les images, PDF et autres médias en dehors des articles concernés :

  • On en obtient la liste des médias depuis le menu Médias → Bibliothèque.
  • Pour ajouter des médias sur le site, dans l’interface d’administration, ouvrir le menu Médias → Ajouter. Afin de pouvoir utiliser dans un article un fichier média ajouté par ce biais, il faudra de plus l’attacher (le « joindre ») à l’article concerné.

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